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Cahiers I&M

Toute dernière production d’I&M, les Cahiers sont des publications non périodiques destinées à des études plus approfondies et couvrant un champ plus large que nos Bulletins trimestriels. Chaque Cahier, en s’appuyant autant que possible sur des images, traite d’un sujet particulier dans le domaine de l’histoire, de la géographie physique et humaine, de l’ethnographie des pays d’outre-mer. Au travers de regards croisés entre Européens et ultramarins, les thèmes de l’orientalisme, de l’africanisme… y trouvent aussi leur place.

Les Cahiers d’Images & Mémoires sont accessibles au prix unitaire de 15€ (port compris) pour les non adhérents et de 10€ pour les adhérents.

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hoa-qui
Hoa-Qui, un nom étrange aux consonances exotiques. Pour le novice, il fait rêver et invite aux voyages lointains. Pour le collectionneur, il résonne comme une énigme et attise la curiosité. On apprendra que c'est au Vietnam qu'il a été attribué pour la première fois à un photographe français, résolument secret sur sa vie et aimant à cultiver le mystère qui entoure son nom.
Dans un contexte de fin de deuxième guerre mondiale, ce jeune diplômé de l'Ecole de Photographie de Paris est envoyé en Afrique pour une mission qui marque la naissance d'une véritable passion pour ce continent et le début d'un parcours professionnel remarquable, tant par l'abondance que par la qualité des clichés réalisés.
La première société Hoa-Qui, fondée en 1949, produit plus de 4Ê000 cartes postales, en noir et blanc puis en couleurs, reconnaissables à l'insigne du chardon au verso. En 1960, la branche édition de la société Hoa-Qui est vendue à "Hélio-Cachan" puis, après la fermeture de celle-ci, elle est reprise par Iris/Irex dont l'activité se poursuit jusqu'au début des années 2000. Pendant cette période, une collaboration se maintient avec le photographe qui a conservé son agence photo et continue à fournir de nombreux clichés. En 1982, l'agence photo Hoa-Qui est cédée au photographe Michel Renaudeau, qui garde le même nom pour sa nouvelle société, mais lui choisit pour emblème un pélican stylisé.

Ainsi, pendant plus de quarante ans, Hoa-Qui poursuit son œuvre photographique avec un talent et une ténacité qui n'ont d'égale que sa discrétion. Il nous livre au total plus de 12Ê000 cartes postales qui, pour les deux tiers d'entre elles, concernent l'Afrique, son continent de prédilection. Dans cet ouvrage, René Codazzi et Philippe David lèvent le voile sur une partie du mystère Hoa-Qui et nous guident à la découverte d'une œuvre authentique et féconde.


Une œuvre immense dans l'univers
des cartes postales françaises d'outre-mer

Les collections Hoa-Qui & Iris/Irex (1949-2002)
René CODAZZI - Philippe DAVID

Septembre 2010
32 pages dont 12 pages d'illustrations en couleurs


hoa-qui
Le premier numéro de Condition Humaine paraît à Dakar le 11 février 1948 et marque une étape importante dans le parcours de Léopold Sédar Senghor. Âgé alors de quarante-trois ans, professeur agrégé de grammaire, député du Sénégal à l'Assemblée nationale, l'homme n'est pas un inconnu. Depuis longtemps déjà, il poursuit sa réflexion et développe sa pensée autour de thèmes qui s'inscrivent dans le contexte socio-culturel et politique de l'époque. La France d'alors se remet des affres de la seconde Guerre mondiale et dans ses territoires d'outre-mer, d'Afrique en particulier, les peuples tentent d'affirmer leur identité et aspirent à plus d'autonomie.
A partir de 1948, Senghor exprime ses opinions avec force et élargit son audience. Il publie plusieurs essais et recueils de poèmes, multiplie les interventions publiques, se pose en chantre de la Négritude et en théoricien de la Çcivilisation de l'universel È et, ce faisant, s'impose comme acteur majeur sur la scène politique du Sénégal et de l'AOF engagée dans le processus de la décolonisation. De plus en plus impliqué et actif sur le plan politique, il en vient à rompre avec Lamine Guèye et la SFIO pour fonder le parti du BDS (Bloc Démocratique Sénégalais). Porté par cet élan, il crée le journal Condition Humaine, tribune où il peut exposer son point de vue sur tous les sujets qui lui tiennent à cœur et défendre son projet de société, qu'il veut audacieux et humaniste, pour le Sénégal et les autres pays d'Afrique en mutation.

La publication de Condition Humaine se poursuit après 1948, jusqu'en 1956, mais avec un changement d'orientation significatif : le journal s'affiche comme l'organe de presse du BDS chargé de communiquer sur les activités et les prises de position du parti. Senghor continue d'y signer certains articles mais n'y figure plus au premier plan.
János Riesz, sortant des sentiers battus, nous fait découvrir ce journal méconnu et, à travers l'analyse de textes choisis, nous montre ce qu'il a de singulier et d'instructif. Les numéros parus en 1948 apportent un éclairage intéressant sur les orientations et les fondements de la politique de Léopold Sédar Senghor, personnalité émergente, qui deviendra en 1960 le premier président de la République du Sénégal.


La création du Journal Condition Humaine

Un tournant dans la vie de Léopold Sédar Senghor
János RIESZ

Mars 2011
32 pages, illustrations en couleurs et noir & blanc


sculpture_africaniste
De la même façon qu’il est convenu d’attribuer un caractère orientaliste à toute création ayant un rapport plus ou moins étroit avec les régions du pourtour méditerranéen, on qualifie d’africaniste toute œuvre réalisée par un artiste occidental sur le thème de l’Afrique noire.
L’africanisme trouve ses racines dans la fascination des Européens pour l’Orient. Dans le domaine artistique, le courant orientaliste prit naissance au XVIIème siècle et s’affirma aux XVIIIème et XIXème siècles.
Les expéditions lointaines, l’expansion coloniale et les grandes expositions qui marquèrent le XIXème siècle contribuèrent à sensibiliser les Européens au continent noir. A cette même période, l’art s’affranchissait peu à peu des conventions, Rome et la Grèce antiques cessaient d’être les seules références en la matière. Une multitude de prix, de bourses d’étude et d’associations virent alors le jour pour soutenir des projets, inviter au voyage et, par la même occasion, servir la cause de la «Grande France». Dans cette mouvance, des sculpteurs gagnèrent en notoriété. Les styles sont très différents selon les artistes et les époques, seule la thématique est commune à l’ensemble des œuvres. L’africanisme, comme l’orientalisme, ne constituent pas des mouvements artistiques tels que le Réalisme, l’Art nouveau et l’Art déco, qu’ils ont seulement épousés sans les contrarier. L’intérêt des sculptures africanistes dépasse le cadre artistique. Le marbre ou le bronze conservent la mémoire des relations qui se sont établies entre Européens et Africains. Ces œuvres, habitées par l’esprit de ceux qui les ont inspirées ou façonnées, résonnent, aujourd’hui encore, comme un lointain écho.


La sculpture africaniste

Un regard blanc sur l’Afrique noire
Stéphane RICHEMOND

Avril 2010
28 pages, nombreuses illustrations en couleur


sculpture_africaniste

A partir du milieu du XIXème siècle, et pendant un siècle, des expositions d’envergure nationale ou internationale se multiplient dans toutes les grandes villes d’Europe et d’Amérique. Ces démonstrations de prestige se veulent « l’expression d’un message d’intérêt universel ; une expérience éducative et récréative ; des laboratoires d’expérimentation montrant l’extraordinaire et le nouveau ». Les pays organisateurs rivalisent dans la démesure pour aménager l’espace et le transformer en théâtre grandeur nature où se côtoient hommes politiques, scientifiques et industriels, architectes, artisans, artistes…

Au tournant du XXème siècle, les puissances européennes se développent dans un climat d’optimisme et de confiance dans le progrès. A l’heure du grand partage colonial, ces manifestations soulignent leur suprématie grandissante en même temps qu’elles suscitent, entre les participants, échanges et émulation. Tout ce qui est produit par la main de l’homme ou émane de son esprit est mis en avant. Dans les sections dévolues aux contrées exotiques, le visiteur dépaysé s’imagine en Inde, en Chine, au Japon ou encore dans une colonie d’Extrême-Orient ou d’Afrique. Et, poursuivant l’aventure, il peut approcher ces étranges étrangers qui jouent leur propre vie sur les scènes éphémères de ces «exhibitions ethnographiques». Les « Villages noirs » à la française s’inscrivent dans cette démarche.



Deux « Villages sénégalais » de la Belle Époque

Dijon 1898 - Clermont-Ferrand 1910
Rémi CLIGNET, Philippe DAVID
Juin 2010
44 pages, nombreuses illustrations noir & blanc et couleur


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